Interview du blogueur Benjamin Buhot, LE Till the Cat

Aujourd’hui, c’est un autre blogueur papa qui nous fait le plaisir de répondre à nos questions !  Benjamin est l’auteur du blog Till the cat, entre autres nombreux talents, et nous fait partager avec beaucoup d’humour son quotidien, celui de père au foyer, et de ses deux enfants.

Bonjour Benjamin, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour Estelle. Je suis un homme, un père, un mari, tout ça regroupé sous une identité virtuelle de chat noir à l’air plus ou moins aimable ou dubitatif. J’ai ouvert un blog il y a un paquet d’années et j’aime beaucoup trop toutes les bonnes choses qui se mangent.

Tu revendiques souvent ton statut de PAF (Père au foyer) avec un ton décalé mais toujours comme un axe de différenciation. Est-ce une force ?

Indubitablement, mon identité de PAF est à l’origine de plein de jolies histoires. C’est grâce à elle et à mes productions d’écrits que j’ai pu entamer une reconversion professionnelle vers la rédaction web, par exemple. C’est également ce statut qui me permet de m’engager dans la lutte contre les inégalités hommes/femmes, les clichés et le sexisme en général. Alors, ma force, je ne sais pas. Une part forte de mon identité, certainement.

Quand et comment t’es venue l’idée de lancer le blog Till The cat ? Peut-on connaître la petite histoire qui va avec ce personnage et son nom ?

Je fréquentais les forums liés à la maternité pendant la première grossesse de ma femme. Quand j’ai sauté le pas pour m’y inscrire, il m’a fallu choisir un pseudo. A l’époque, un chaton fraichement adopté passait tout son temps dans mon gilet. Il s’appelle Till. Je lui ai piqué ton p’tit nom. Ensuite, est venue l’envie de raconter ma vie de PAF sur le même schéma que les blogs de mères indignes de l’époque.

Quelles sont tes audiences et quel est le profil de tes lecteurs ? Es-tu lu par des papas ?

Je ne regarde quasiment plus les audiences du blog car elles dépendent grandement des rythmes de publication et que ces publications ne se concentrent plus exclusivement là-bas. Aujourd’hui, je suis multi-supports. Disons que cela peut varier de 1000 à plusieurs milliers de visiteurs par jour. Mes lecteurs sont majoritairement des femmes même si les proportions ont évolué au fil des ans. Je touche également des jeunes qui ne sont pas encore parents et des retraités qui viennent pour lire mes bêtises, sans être dans la cible habituelle des blogs parentaux. Sur twitter, une autre part de mes bêtises est vue, chaque mois, en moyenne par environ 2,7 millions de personnes. Il y a plein d’autres chiffres mais on risque d’endormir tes lecteurs 😉

Tu es multifacettes et tu as de nombreux de dons (on s’essaie à une petite liste). Quels sont les supports préfères tu travailler ?

– tu es narrateur avec le Télé Cat et les petites histoires pour enfant,
– tu es cuisinier et parle souvent de tes nouvelles recettes testées (The cat in the kitchen),
– tu es bricoleur et partage tes tutos et astuces,
– tu es présentateur en mode démo unboxing de produits diverses.
– Et évidemment tu es rédacteur (ton blog, pour la presse, avec le journal de moi papa chez Larousse…)

J’aime être multi facettes. J’ai acquis une certaine maitrise des outils de création au fur et à mesure que j’en ai eu besoin. Photoshop, le montage vidéo, les règles de rédaction en fonction des supports … Tout ça me plait même si j’avoue avoir une légère préférence pour le travail de la vidéo.

La vidéo unboxing est en effet un format qui cartonne de plus en plus auprès des lecteurs et particulièrement en relai Youtube. Te considères-tu comme un youtubeur ?

Pas du tout. Je ne peux pas dire que je suis Youtubeur même si je suis très fier de compter parmi mes vidéos l’une d’elle qui a dépassé le seuil du million de vues. Certaines cartonnent, d’autres peinent à trouver leur public. Un « vrai youtubeur » compte beaucoup plus d’abonnés que moi 😉 Par contre, je ne fais que des vidéos qui me plaisent. J’aime les travailler suffisamment pour que le rendu soit le plus pro possible. Je veux toujours améliorer la qualité tant sur l’éclairage, le montage ou les choix de musiques et effets. L’unboxing apporte un vrai plus pour le consommateur qui a besoin d’une mise en situation du produit qu’il envisage d’acheter, avant de se décider. Encore plus à une époque où les achats online se multiplient.

Est-ce un format que tu conseillerais à une marque de la Petite enfance ou de la Famille pour communiquer efficacement sur un produit ?

Bien entendu. Mais pas n’importe comment ni avec n’importe qui. Il faut que cela soit fait avec un minimum de soin et de travail.

Coté édito, tu as de nombreux abonnés sur toutes tes pages sociales mais particulièrement sur Twitter. Est-ce le réseau que tu préfères travailler ?

C’est mon réseau social préféré, oui. J’adore le fait que Twitter soit ancré dans l’instantanéité. Je l’utilise pour les livetweets d’émissions TV, exercice qui m’a permis de me créer un véritable réseau dans des milieux professionnels annexes à mes activités. Le livetweet est un exercice d’écriture, pour moi. Trouver la punchline qui fera son petit effet en direct, le plus vite possible, en 140 caractères, c’est quasi jouissif. A côté de cela, il est également une vitrine de mes productions sur le blog, Youtube ou ailleurs.

Quelles sont les marques qui ont déjà communiqué sur pour tes supports ? Y a-t-il une campagne en particulier qui t’a marqué ?

Ouhla, en 10 ans, il y en a eu pas mal. J’aime la collaboration que j’ai toujours avec Bosch outillage, par exemple, car je l’ai abordée d’emblée en voulant me démarquer du simple test produit et j’ai saisi l’occasion pour mettre en place mes tutos bricolages. Je pourrais également citer les destinations loisirs comme Disneyland, le Futuroscope ou les Center Parcs car ces partenariats font partie de ceux que mes filles ont le plus aimé. Et pour cause, nous avons eu la chance d’y vivre des moments fabuleux qui n’auraient certainement pas été à notre portée sans le blog.

Quels conseils aurais-tu à donner à une marque qui proposerait des produits ou services à destination des jeunes familles et qui souhaiterait communiquer sur des blogueurs parentaux ?

De faire attention à des critères moins visibles que le nombre d’abonnés aux réseaux sociaux, d’éviter les blogueurs (euses) qui ne sont que des vitrines produits. Je suis persuadé que les partenariats les plus efficaces et satisfaisants pour les deux parties sont ceux qui reposent sur des critères plus subjectifs. Il faut prendre soin de connaitre le blogueur et sa manière de créer, de tisser des liens avec sa communauté, d’être suffisamment original pour continuer à se démarquer.

Merci beaucoup Benjamin pour tes réponses. A tout de suite sur Till the Cat !

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