Interview du Blogueur Olivier Barbin « Je suis Papa »

Aujourd’hui, et juste par provocation, on inaugure la rubrique Mamans & Blogueuses avec une première interview d’un blogueur PAPA !  Olivier, du blog Jesuispapa a accepté de se confier à nous. Il a une petite fille, Mychoup’ qui est née en 2011 et raconte ses « tribulations de jeune père en apprentissage » sur son blog quotidiennement.

Bonjour Olivier, peux-tu te présenter en quelques mots ?

A 41 ans, je suis le papa d’une petite fille de 5 ans et le pilote d’une petite agence d’influence marketing. La tête dans les étoiles et les pieds dans le plat, je raconte mes aventures paparentales sur un blog depuis sa naissance, avec une pointe d’humour déculpabilisante.

Quand et comment t’es venu l’idée de lancer le blog Je suis Papa ? Le vois-tu comme un métier ou comme un passe-temps ?

Ancien journaliste et ex-content manager en agence, je cherchais depuis longtemps un sujet personnel qui me donnerait envie de noircir des pages blanches. La naissance de ma fille m’en a offert un sur un plateau.

J’ai du mal à concevoir le blogging comme un métier, même si c’est le cas par certain aspect. Disons plutôt que j’ai aujourd’hui la chance de pouvoir vivre d’une passion qui a peu à peu pris une place centrale dans ma vie professionnelle.

Quel est le profil de tes lecteurs ? 

Près de 80% des lecteurs sont des lectrices. Elles ont entre 25 et 34 ans et parcourent le blog sur mobile à 70%. Sur les réseaux sociaux, le profil est sensiblement identique, même si les attentes sont différentes.

Quel réseau social préfères tu travailler ? As-tu une stratégie de publication différente selon les réseaux ?

Les chiffres parlent pour moi : avec 54000 fans, Facebook reste mon réseau préféré. Je connais bien la communauté, ses habitudes et ses attentes. Et le réseau offre une pluralité de prises de parole qui me convient, tout en laissant de la place aux échanges et à la viralité.

J’utilise aussi Twitter, Instagram, Pinterest, mais de manière moins soutenue, par manque de temps principalement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’applique pas réellement de stratégie différenciée, même si toutes les publications ne sont pas systématiquement crosspostées partout.

Quels sont les types de sujets qui intéressent le plus ton lectorat ?

Les articles offrant des astuces pour mieux vivre la parentalité au quotidien et les billets présentant des sélections shopping pour s’équiper sont les plus lus dans la durée. Mais les billets d’humour sont ceux qui génèrent le plus d’engagement sur les réseaux sociaux.

Quelles sont les familles de marques qui communiquent sur tes supports ?

Il s’agit essentiellement d’acteurs de la parentalité ou de marques qui ont un intérêt à communiquer auprès d’une cible parentale. De la grande distribution à la mode en passant par le tourisme, la puériculture, les services…

Si une marque souhaite communiquer auprès de ta communauté, quels sont les types de communication possibles ? Parmi eux, quels sont ceux que tu préfères ou qui fonctionnent le mieux ?

Evidemment, je peux proposer des articles classiques, des tests, des shooting photos, des vidéos, des sélections produits, des concours qui rencontreront leurs publics si le message est adapté. Mais les opérations les plus réussies sont souvent celles qui sont cousues main, à façon. Elles ne ressemblent à aucune autre, c’est ce qui les rend pertinentes. Trop de marques font à mon sens l’erreur de venir plaquer des opérations préfabriquées sur des blogs sans se préoccuper de leurs spécificités. En matière de co-création, je garde pour ma part de très bons souvenirs de collaboration dans la durée avec Evian ou Carrefour par exemple.

A quels retours peut-on s’attendre en général ?

Difficile de généraliser. Les résultats dépendent avant tout des objectifs assignés, des kpis définis, des mécaniques mises en œuvre, des messages et de leur adéquation avec la cible, des calendriers, des budgets… Néanmoins, la plupart des campagnes profitent d’un double effet : une première visibilité sur les réseaux sociaux au lancement, et une audience façon « longue traine » grâce au référencement. A chaque marque de savoir si elle préfère tout miser sur le premier effet, faire le pari du second, ou tenter de profiter des deux.

Quel(s) conseil(s) aurais tu à donner à une marque qui proposerait des produits ou services à destination des jeunes familles et qui souhaiterait communiquer sur des blogueurs parentaux ?

Pour réussir ses opérations d’influence marketing, une marque doit, à mon sens, d’abord en comprendre les enjeux, en maitriser les mécaniques et en connaitre les acteurs. La plus grosse erreur serait de construire des actions en activant les mêmes reflexes que ceux qui font le succès de campagnes plus classiques. Le web 2.0 fonctionne sur des codes particuliers. Et dans cet univers, l’influence marketing se distingue aussi par ses singularités.

Merci pour tes réponses ! Nous espérons que tu continueras longtemps à partager tes moments de vie, tes astuces et tes humeurs.

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